Mettre son appartement en location : Le Guide Complet
Mettre un appartement en location peut permettre de générer des revenus complémentaires, de financer progressivement un crédit immobilier et de conserver un bien susceptible de se valoriser à long terme. Mais devenir propriétaire bailleur implique également de respecter de nombreuses obligations juridiques, techniques et fiscales.
La mise en location ne commence pas au moment de publier une annonce. Avant même de rechercher un locataire, le propriétaire doit vérifier que le logement respecte les critères de décence, disposer d’un diagnostic de performance énergétique valable, choisir entre location vide et meublée, déterminer le loyer autorisé et préparer les diagnostics nécessaires.
Le propriétaire doit ensuite sélectionner son locataire sur des critères objectifs, rédiger un contrat conforme, réaliser un état des lieux précis, gérer les charges et suivre les paiements pendant toute la durée du bail. Une erreur sur le montant du loyer, un diagnostic manquant ou un état des lieux trop approximatif peut entraîner des contestations coûteuses plusieurs années après l’entrée du locataire.
Alors, comment mettre son appartement en location ? Faut-il louer vide ou meublé ? Comment déterminer le loyer ? Quels diagnostics fournir ? Comment choisir un locataire et sécuriser les loyers ? Voici le guide complet de la mise en location d’un appartement.

Étape n°1 : vérifier que l’appartement peut être loué
• Le logement doit respecter les critères de décence
Le propriétaire doit fournir un logement décent, ne présentant pas de risques manifestes pour la sécurité ou la santé du locataire et disposant des équipements permettant une utilisation normale. Le logement doit notamment être protégé contre les infiltrations, disposer d’installations électriques et de chauffage suffisamment sûres, permettre une aération correcte et comporter les équipements sanitaires nécessaires.
La surface et le volume du logement doivent également respecter les règles applicables. Une très petite pièce ou un local impropre à l’habitation ne peut pas être transformé automatiquement en logement locatif. En cas de non-décence, le locataire peut demander la réalisation de travaux et, en cas de désaccord persistant, saisir le juge. Celui-ci peut notamment ordonner les travaux et, selon la situation, réduire ou suspendre le loyer jusqu’à la mise en conformité.
• Vérifier le DPE avant toute annonce
Le diagnostic de performance énergétique doit être réalisé à l’initiative du propriétaire et intégré au dossier de diagnostic technique remis au locataire. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont exclus de la location dans le calendrier de décence énergétique applicable en métropole. Les logements F seront concernés à partir de 2028 et les logements E à compter de 2034.
En septembre 2026, le propriétaire d’un appartement classé F peut donc encore le louer sous réserve des autres conditions de décence, mais il doit déjà anticiper les travaux nécessaires avant 2028. Les logements classés F ou G sont par ailleurs soumis à des restrictions concernant la révision et l’augmentation du loyer.
• Attention aux anciens DPE
Les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021 sont normalement valables dix ans. En revanche, ceux établis entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2025.
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité utilisé pour les nouveaux DPE a également évolué. Certains DPE antérieurs peuvent bénéficier d’une mise à jour de leur étiquette sans nouvelle visite, lorsque le nouveau calcul améliore leur classement. Pour un propriétaire disposant d’un appartement chauffé à l’électricité, cette vérification peut être particulièrement intéressante avant d’engager des travaux.
Étape n°2 : choisir entre location vide et meublée
• La location vide favorise généralement la stabilité
La location nue convient particulièrement aux appartements destinés à des familles, des couples ou des locataires souhaitant s’installer durablement. Lorsque le propriétaire est une personne physique, le bail est généralement conclu pour une durée minimale de trois ans. Il est normalement renouvelé ou reconduit automatiquement lorsque personne ne donne congé dans les conditions prévues.
Le logement n’a pas à être équipé de mobilier complet. Le propriétaire limite donc son investissement initial et les dépenses liées au remplacement des meubles. Les loyers perçus sont fiscalement considérés comme des revenus fonciers.
• La location meublée répond davantage aux besoins de mobilité
La location meublée convient aux étudiants, jeunes actifs, personnes en mobilité ou locataires souhaitant s’installer sans acheter leurs propres équipements. Le logement doit contenir un ensemble minimal de meubles permettant au locataire d’y dormir, manger et vivre normalement : literie, plaques de cuisson, réfrigérateur, vaisselle, table, sièges, rangements et matériel d’entretien notamment.
Le bail classique meublé est conclu pour au moins un an, ou neuf mois lorsqu’il est destiné à un étudiant. Le dépôt de garantie peut atteindre deux mois de loyer hors charges. Les revenus issus d’une location meublée relèvent quant à eux de la catégorie fiscale des BIC, avec des règles différentes de la location nue.
• Le bail mobilité pour certains occupants temporaires
Le bail mobilité peut être utilisé pour un logement meublé lorsque le locataire se trouve dans certaines situations : études supérieures, stage, apprentissage, formation professionnelle, mission temporaire ou mutation notamment.
Sa durée est comprise entre un et dix mois et il ne peut pas être renouvelé. Aucun dépôt de garantie ne peut être demandé. Cette solution peut être intéressante dans les villes universitaires ou les bassins d’emploi accueillant de nombreux salariés en mission.
• Comparatif des principales solutions
| Critère | Location vide | Location meublée | Bail mobilité |
|---|---|---|---|
| Durée habituelle | 3 ans minimum pour un bailleur particulier | 1 an minimum | 1 à 10 mois |
| Étudiant | Bail classique | 9 mois possible | Possible sous conditions |
| Mobilier obligatoire | Non | Oui | Oui |
| Dépôt de garantie maximum | 1 mois HC | 2 mois HC | Aucun |
| Fiscalité | Revenus fonciers | BIC | BIC |
| Rotation | Généralement faible | Plus importante | Élevée |
| Public privilégié | Familles, couples | Étudiants, actifs | Mobilité temporaire |
Le meilleur choix dépend du quartier, de la surface et du profil de locataire, et non uniquement de la fiscalité.
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Étape n°3 : déterminer correctement le montant du loyer
• Commencer par étudier le marché
Avant de publier l’annonce, le propriétaire doit comparer le logement avec des appartements réellement similaires : surface, quartier, étage, DPE, mobilier, extérieur, stationnement et état général. Un T2 rénové de 45 m² avec balcon et parking ne doit pas être comparé à un appartement de même surface situé en rez-de-chaussée sans extérieur.
Il est conseillé d’utiliser plusieurs références et d’éviter de retenir uniquement les annonces affichant les loyers les plus élevés. Une annonce encore en ligne depuis plusieurs semaines peut précisément signaler un prix trop important.
• Vérifier si le logement se situe en zone tendue
Dans de nombreuses communes, le propriétaire ne dispose pas d’une liberté totale pour fixer le nouveau loyer. En zone tendue, des règles peuvent limiter l’augmentation entre deux locataires. Dans certains territoires comme Paris, Lyon, Villeurbanne, Bordeaux, Lille, Montpellier, une partie de Grenoble-Alpes Métropole ou du Pays Basque, un dispositif supplémentaire prévoit des loyers de référence et un loyer de référence majoré.
Le bailleur doit donc vérifier la réglementation de la commune et l’historique du dernier loyer avant de publier son annonce. Un loyer illégalement supérieur au plafond peut entraîner une demande de diminution et, dans les territoires concernés par l’encadrement renforcé, une sanction pouvant atteindre 5 000 euros pour une personne physique et 15 000 euros pour une personne morale.
• Attention au complément de loyer
Dans les villes appliquant un encadrement renforcé, un complément de loyer peut parfois être ajouté lorsque le logement possède certaines caractéristiques particulières de localisation ou de confort. Il ne doit pas devenir une méthode destinée à contourner systématiquement le loyer de référence majoré.
Certains défauts interdisent notamment l’application d’un complément : DPE F ou G, humidité, mauvaise exposition, infiltrations, installation électrique dégradée ou vis-à-vis très proche, selon les conditions prévues par la réglementation.
Étape n°4 : préparer les diagnostics et les documents
• Constituer le dossier de diagnostic technique
Le propriétaire doit remettre au locataire un dossier de diagnostic technique, dont le contenu dépend de l’âge, de la localisation et des caractéristiques du logement.
Il peut notamment comprendre :
| Diagnostic ou document | Situation concernée |
|---|---|
| DPE | Généralement obligatoire |
| Diagnostic plomb | Logement construit avant 1949 |
| Diagnostic électricité | Installation de plus de 15 ans |
| Diagnostic gaz | Installation de plus de 15 ans |
| État des risques | Selon la localisation |
| Diagnostic bruit | Certaines zones exposées aux aérodromes |
| Informations sur l’amiante | Selon l’année de construction |
Ces documents doivent être préparés avant la signature du bail afin d’éviter de retarder l’entrée du locataire. Service Public rappelle que les diagnostics obligatoires font partie des documents remis lors de la location.
• Vérifier l’existence d’un permis de louer
Certaines communes ou intercommunalités ont instauré une autorisation préalable de mise en location, souvent appelée « permis de louer ». Dans les secteurs concernés, le propriétaire doit obtenir l’autorisation avant la mise en location du logement. Le dispositif vise principalement à lutter contre l’habitat dégradé.
L’autorisation préalable devient notamment caduque lorsqu’elle n’est pas suivie d’une mise en location dans un délai de deux ans. Le propriétaire doit donc vérifier auprès de la mairie ou de l’intercommunalité si son adresse est concernée.
Étape n°5 : rédiger une annonce efficace et conforme
• Donner toutes les informations importantes
Une bonne annonce doit permettre au candidat de comprendre immédiatement les caractéristiques du logement. Il faut notamment présenter la surface, le nombre de pièces, le quartier, l’étage, les équipements, le montant du loyer et des charges, ainsi que les principales caractéristiques énergétiques obligatoires.
L’annonce doit également mentionner les informations relatives au DPE et aux dépenses énergétiques théoriques prévues par la réglementation. Lorsqu’un logement est classé F ou G, la mention relative à la consommation énergétique excessive doit apparaître. Des photographies lumineuses, réalistes et prises après rangement permettent généralement d’améliorer considérablement la qualité des candidatures.
• Ne pas rédiger une annonce discriminatoire
Le propriétaire peut sélectionner son locataire, mais uniquement à partir de critères objectifs comme la solvabilité ou les garanties fournies. Il est interdit d’exclure une personne en raison notamment de son origine, de son sexe, de son âge, de sa situation familiale, de sa santé, de son handicap, de son orientation sexuelle ou de ses opinions.
Les critères discriminatoires ne doivent donc apparaître ni dans l’annonce ni dans les échanges avec les candidats.
Étape n°6 : sélectionner son locataire
• Vérifier la solvabilité avec des documents autorisés
Le propriétaire peut demander certains documents relatifs à l’identité, au domicile, à la situation professionnelle et aux ressources du candidat. La liste est encadrée par la réglementation. Il est notamment interdit de demander certains documents excessivement intrusifs, comme un relevé bancaire complet ou un extrait de casier judiciaire.
L’objectif consiste à apprécier la capacité du candidat à assumer durablement le loyer, sans porter atteinte à sa vie privée.
• Ne pas appliquer mécaniquement la règle des trois fois le loyer
Le critère consistant à exiger un revenu net égal à trois fois le loyer est largement utilisé par les agences et assurances, mais il ne constitue pas une règle générale imposée par la loi. Le propriétaire peut examiner la stabilité des revenus, le reste à vivre, les garanties disponibles et la situation professionnelle.
Un étudiant disposant d’un garant très solide peut par exemple présenter un risque plus faible qu’un salarié fortement endetté malgré un revenu supérieur.
• Demander une garantie lorsque cela est pertinent
Le propriétaire peut sécuriser le paiement du loyer grâce à une caution personnelle, à la garantie Visale lorsque le candidat est éligible ou éventuellement à une assurance loyers impayés.
Les différentes garanties ne peuvent pas toujours être cumulées. Le bailleur doit donc vérifier les conditions précises du dispositif choisi. La sélection du locataire reste néanmoins la première protection. Une assurance ne remplace pas une analyse sérieuse du dossier.
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Étape n°7 : rédiger correctement le bail
• Utiliser le modèle réglementaire
Le bail d’habitation doit être établi par écrit et conforme au modèle réglementaire. Il doit être réalisé en autant d’exemplaires qu’il y a de parties. Le contrat précise notamment l’identité des parties, l’adresse du logement, sa surface habitable, le montant du loyer, les charges, le dépôt de garantie, la date de prise d’effet et la durée du contrat.
Depuis les évolutions récentes du modèle, le bail comprend également des informations comme l’identifiant fiscal du logement et sa classe énergétique, lorsque ces obligations sont applicables. Un modèle récupéré sur internet plusieurs années auparavant peut donc être obsolète.
• Encadrer correctement les charges
En location vide, les charges récupérables sont généralement versées sous forme de provisions avec une régularisation annuelle. Le propriétaire doit comparer les sommes provisionnées avec les dépenses réelles et tenir les justificatifs à disposition du locataire.
En location meublée, le bail peut prévoir soit des provisions avec régularisation, soit un forfait de charges. Le forfait ne doit pas être manifestement disproportionné et ne donne normalement pas lieu à une régularisation supplémentaire. Parmi les dépenses récupérables figurent notamment certaines consommations des parties communes, l’entretien courant ou la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.
Étape n°8 : réaliser un état des lieux extrêmement précis
• Décrire chaque élément du logement
L’état des lieux d’entrée constitue l’un des documents les plus importants de la location. Il faut décrire chaque pièce et chaque équipement : murs, sols, plafonds, fenêtres, portes, sanitaires, cuisine, prises, radiateurs et mobilier lorsque le logement est meublé.
Des photographies datées permettent de compléter utilement le document. Les formulations trop générales comme « bon état » doivent être évitées. Il est préférable d’indiquer précisément les rayures, taches, éclats ou traces déjà présentes.
• Relever les compteurs et remettre les clés
L’état des lieux doit également permettre de relever les compteurs lorsque cela est nécessaire et de préciser le nombre exact de clés, badges et télécommandes remis au locataire.
Cette précision facilitera fortement l’état des lieux de sortie. En cas de désaccord empêchant un état des lieux amiable, un commissaire de justice peut intervenir, avec un coût partagé entre les parties selon les règles applicables.
Étape n°9 : gérer le dépôt de garantie
• Un mois en location vide, deux mois en meublé
Pour un logement vide avec paiement mensuel du loyer, le dépôt de garantie ne peut pas dépasser un mois de loyer hors charges. Pour une location meublée classique, il peut atteindre deux mois de loyer hors charges. Le bail mobilité interdit en revanche tout dépôt de garantie.
Cette somme peut notamment servir à couvrir des loyers impayés, des charges restant dues ou des dégradations imputables au locataire.
• Préparer la restitution dès l’entrée
Lorsque l’état des lieux de sortie est conforme à celui d’entrée, le dépôt doit normalement être restitué dans un délai maximal d’un mois après la remise des clés. Lorsque des différences justifiant des retenues existent, le délai maximal passe généralement à deux mois. Les retenues doivent être justifiées par des éléments comme des états des lieux, photographies, devis ou factures.
Un état des lieux d’entrée très détaillé protège donc directement le propriétaire lors du départ.
Étape n°10 : gérer le logement pendant la location
• Suivre les loyers et charges
Le bailleur doit vérifier chaque mois le paiement du loyer et des provisions pour charges. Un retard doit être traité rapidement, même lorsqu’il semble exceptionnel. Une relance amiable permet souvent de résoudre un simple oubli avant que la dette ne s’accumule.
Le propriétaire doit également réaliser les régularisations de charges lorsqu’elles sont nécessaires. Service Public précise qu’en location vide avec provisions, la régularisation intervient au moins une fois par an.
• Entretenir le logement
Le propriétaire reste responsable des réparations qui ne constituent pas de simples réparations locatives. Il doit notamment intervenir lorsque la vétusté, une panne importante ou un défaut du bâtiment empêche l’utilisation normale du logement.
Réagir rapidement à une fuite ou à un problème de chauffage permet souvent d’éviter une aggravation du sinistre et une dégradation de la relation avec le locataire.
• Ne jamais entrer sans l’accord du locataire
Même lorsqu’il possède le logement, le propriétaire n’en dispose plus librement pendant le bail. Le logement constitue le domicile du locataire. Le propriétaire ne peut donc pas y entrer sans son accord, même s’il conserve un double des clés.
Les visites liées à des travaux, une vente ou une relocation doivent être organisées dans le respect du bail et de la vie privée du locataire.

Gérer soi-même ou confier son appartement à une agence ?
• La gestion directe réduit les frais
Gérer soi-même permet d’éviter les honoraires récurrents de gestion locative et de conserver une relation directe avec le locataire. Cette solution convient aux propriétaires disposant de temps, vivant à proximité et maîtrisant suffisamment les règles juridiques.
Elle nécessite cependant de suivre les loyers, les régularisations, les travaux, les assurances et les évolutions réglementaires.
• La gestion professionnelle apporte davantage de simplicité
Une agence peut prendre en charge la recherche du locataire, le bail, l’état des lieux, l’encaissement des loyers et le suivi des incidents. Cette délégation est particulièrement pertinente pour un propriétaire vivant loin de son appartement ou possédant plusieurs biens.
Le coût doit être comparé avec le temps économisé et la réduction du risque administratif.
| Mission | Gestion directe | Agence |
|---|---|---|
| Estimation du loyer | Propriétaire | Professionnel |
| Annonce et visites | Propriétaire | Agence |
| Vérification dossiers | Propriétaire | Agence |
| Bail | À préparer | Réalisé par l’agence |
| Encaissement | Propriétaire | Agence |
| Régularisation charges | Propriétaire | Agence |
| Suivi travaux | Propriétaire | Coordination possible |
| Honoraires | Faibles | Récurrents |
Les erreurs à éviter avant une mise en location
• Louer sans vérifier le DPE
Un logement classé G ne peut plus être loué dans le cadre actuel de la décence énergétique en métropole. Un logement F doit également être analysé avec prudence compte tenu de l’échéance de 2028.
• Fixer le loyer uniquement à partir des annonces
Le montant doit respecter le marché et la réglementation locale. Dans une ville encadrée, dépasser le plafond applicable peut remettre en cause une partie du loyer.
• Utiliser un ancien modèle de bail
Les mentions réglementaires évoluent régulièrement. Utiliser un document ancien peut entraîner des informations obligatoires manquantes.
• Réaliser un état des lieux trop rapide
Quelques minutes économisées à l’entrée peuvent entraîner plusieurs centaines ou milliers d’euros de litige lors de la sortie. Il faut documenter précisément l’état réel du logement et du mobilier.
• Choisir uniquement le candidat ayant le revenu le plus élevé
La solvabilité doit être appréciée globalement. La régularité des revenus, les garanties et la stabilité du projet locatif peuvent être aussi importantes que le niveau du salaire.
Conseils d’experts pour réussir sa mise en location
• Préparer le logement comme si vous étiez locataire
Avant les visites, testez les robinets, prises, volets, chauffage, électroménagers et éclairages.
Un petit défaut réglé avant l’entrée coûte généralement beaucoup moins cher qu’une intervention urgente quelques jours après la remise des clés.
• Privilégier un loyer légèrement inférieur plutôt qu’une longue vacance
Demander 30 ou 40 euros supplémentaires peut sembler rentable, mais un mois de vacance locative peut annuler plusieurs années de cette différence.
Un logement au juste prix attire généralement davantage de dossiers et facilite la sélection.
• Conserver tous les documents
Créez un dossier comprenant le bail, les diagnostics, états des lieux, quittances, attestations d’assurance, régularisations et factures.
Cette traçabilité simplifie la gestion et protège les deux parties en cas de désaccord.
• Anticiper les travaux énergétiques
Ne réfléchissez pas uniquement à la possibilité de louer aujourd’hui.
Un appartement F encore louable en 2026 devra respecter une exigence énergétique plus stricte dès 2028. Une rénovation anticipée permet d’éviter une période forcée sans locataire.
• Calculer la rentabilité en net
Le loyer annuel doit être diminué de la taxe foncière, des charges non récupérables, de l’assurance, de la gestion, de la vacance et des travaux.
Un appartement produisant 10 000 euros de loyers ne génère jamais automatiquement 10 000 euros de revenu disponible.
Conclusion
Mettre son appartement en location peut constituer une excellente stratégie patrimoniale, mais la réussite dépend avant tout de la préparation. La première étape consiste à vérifier que le logement est décent et énergétiquement louable. En 2026, les logements G sont déjà concernés par l’interdiction de location applicable en métropole, tandis que l’échéance des logements F arrivera en 2028.
Le propriétaire doit ensuite choisir entre location vide, location meublée ou bail mobilité en fonction du logement et de la demande locale. Le choix influence la durée du contrat, le mobilier, le dépôt de garantie, la rotation des locataires et la fiscalité. La fixation du loyer constitue une autre étape essentielle. Dans les zones tendues et les villes appliquant un encadrement renforcé, le propriétaire doit contrôler les règles applicables avant de publier l’annonce.
Les diagnostics doivent ensuite être réunis, l’annonce préparée et les candidats sélectionnés à partir de critères objectifs et non discriminatoires. Seuls certains justificatifs peuvent être demandés au locataire et à son garant. Une fois le candidat retenu, le bail doit être conforme au modèle réglementaire et accompagné de tous les documents nécessaires. L’état des lieux d’entrée doit être particulièrement précis afin de pouvoir distinguer, plusieurs années plus tard, la vétusté normale des véritables dégradations.
Enfin, la gestion ne s’arrête pas à la remise des clés. Le propriétaire doit suivre les loyers, régulariser les charges, répondre aux demandes de réparation et conserver l’ensemble des documents relatifs à la location. La meilleure mise en location repose donc sur cinq éléments : un logement conforme, un loyer cohérent, un locataire correctement sélectionné, un contrat sécurisé et une gestion rigoureuse pendant toute la durée du bail. Un appartement bien entretenu et proposé au juste prix limite généralement la vacance, favorise une relation locative durable et protège la rentabilité du propriétaire sur le long terme.